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LE MANAGER BIENVEILLANT

INTRODUCTION : FORCE OU FAIBLESSE ?

Depuis longue date, le manager bienveillant fait débat. Alors, pour certains, la bienveillance en management est une évidence, un impératif humain et éthique dans un monde du travail en pleine mutation. Pour d'autres, elle est synonyme de laxisme, de manque d'autorité, voire de naïveté. Ainsi, cette confusion entre bienveillance et faiblesse est pourtant un contresens profond. Donc, un manager bienveillant n'est pas un manager qui évite les sujets difficiles : c'est un manager qui les aborde avec humanité, clarté et courage.

POURQUOI LA BIENVEILLANCE EST-ELLE MAL COMPRISE EN MANAGEMENT ?

La bienveillance a longtemps été associée à la mollesse, à l'incapacité à trancher ou à exiger. Notons que cette perception vient d'une confusion entre bienveillance et complaisance. Tout d'abord, être bienveillant ne signifie pas tout accepter, ne jamais recadrer ou éviter les décisions difficiles. Cela signifie agir dans l'intérêt sincère de l'autre, avec respect et considération, même quand ce que l'on dit ou décide est difficile à entendre. Ainsi, la bienveillance sans exigence est de la complaisance et l'exigence sans bienveillance est de la brutalité. Le manager bienveillant tient les deux ensemble.

CE QUE LA BIENVEILLANCE N'EST PAS

Éviter les conflits à tout prix : Un manager bienveillant sait aborder les tensions, les désaccords et les recadrages. Il le fait avec tact, pas en les fuyant.

Egalement, dire oui à tout pour être apprécié : La bienveillance n'est pas de la séduction managériale. Elle ne cherche pas l'approbation, elle cherche le bien réel de l'autre.

Traiter tout le monde de la même façon : La vraie bienveillance est personnalisée. Elle tient compte des besoins, des forces et des fragilités de chacun.

De même que, protéger ses collaborateurs de toute difficulté : Surprotéger, c'est empêcher de grandir. Un manager bienveillant expose ses collaborateurs aux défis qui les font progresser.

COMMENT EXERCER UN MANAGEMENT BIENVEILLANT ET EXIGEANT ?

Séparer la personne du comportement. On peut recadrer un comportement avec fermeté tout en respectant profondément la personne. Alors, cette distinction est au cœur du management bienveillant et exigeant. Donc, donner un feedback honnête et constructif. La bienveillance, c'est dire la vérité avec soin. Un feedback qui esquive les points difficiles ne rend pas service au collaborateur, même s'il est agréable à entendre. Créer un environnement psychologiquement sécurisant Les équipes dont les membres osent prendre des risques, poser des questions et exprimer des désaccords sont les plus innovantes et les plus performantes. Cette sécurité se construit par la posture du manager. La bienveillance sans cohérence n'a aucune crédibilité. Un manager qui dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit inspire une confiance durable. S'intéresser sincèrement à chaque collaborateur : Connaître les aspirations, les contraintes et les forces de chacun n'est pas une perte de temps.

CONCLUSION

Le manager bienveillant n'est pas un manager faible. C'est un manager courageux qui choisit d'allier l'exigence et l'humanité, la performance et le respect. Aussi, dans un monde du travail en quête de sens et de confiance, ce type de leadership n'est pas seulement souhaitable : il est indispensable.

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